Conquérir le cap Nord en Audi 100 : les Belgian Icebreaker l’ont fait !

Audi Magazine

Quand on a le goût de l’aventure dans le sang, rien n’est impossible. Voilà pourquoi Benoît et Nicolas n’ont pas hésité une seconde avant de s’inscrire au très éprouvant Baltic Sea Circle Winter. En plus de leur motivation et de leur courage, ils pouvaient également compter sur une monture de choix pour les propulser vers leur destination : une Audi 100. Un exploit remarquable, qui plus est réalisé pour la bonne cause.

Benoît Lefebvre et Nicolas Léonard sont les « Belgian Icebreaker ». Deux amis et compagnons de route, qui se connaissent « depuis toujours ». Les points communs sont nombreux chez ces deux-là : mariés, entrepreneurs, liégeois mais aussi et surtout fans de voitures et d’aventures. Pour combiner ces deux dernières passions, ils ont décidé de participer à un rallye très spécial : le Baltic Sea Circle Winter. Une épopée de 7 500 km entre Hambourg et le cap Nord avec retour au point de départ, que les participants doivent accomplir en 16 jours. Pour durcir l’enjeu, il est également interdit de prendre l’autoroute ou d’utiliser un GPS. Mais pourquoi se lance-t-on dans une telle aventure ?

Conquérir le cap Nord en Audi 100 :  les Belgian Icebreaker l’ont fait !
Comment avez-vous eu l’idée de participer à ce rallye ?

Comment avez-vous eu l’idée de participer à ce rallye ?

Benoît : « C’est le programme du Baltic Sea Circle qui nous a poussé à nous lancer. Le fait qu’on ne connaissait pas l’itinéraire à l’avance, qu’on ne pouvait pas utiliser de GPS ou les autoroutes, qu’on ne pouvait réserver aucun logement au préalable… Tout ce côté aventure donnait vraiment envie. »

Nicolas : « Mon père a déjà participé à plusieurs rallyes de ce genre. De mon côté, j’avais uniquement pris part à des rallyes plutôt de type ancêtres. Je pense que j’étais prêt à essayer autre chose, à sortir de ma zone de confort. »

Pour accomplir cet exploit, votre choix s’est porté sur l’Audi 100. Pourquoi cette voiture ?

Pour accomplir cet exploit, votre choix s’est porté sur l’Audi 100. Pourquoi cette voiture ?

Benoît : « Nous cherchions une voiture avec peu de kilomètres, une boîte manuelle, pas ou peu d’électronique afin d’éviter les réparations difficiles. Après deux mois et demi de recherche, nous sommes tombés sur cette Audi 100 dans un garage à Fleurus, qui répondait à toutes ces conditions. Le coup de foudre a été immédiat ! C’est directement devenu le troisième membre de l’équipe. »

Nicolas : « Le fait que c’était une Audi nous a également rassurés sur sa fiabilité. Je roule moi-même avec une Audi RS 6 Avant, donc je sais de quoi je parle. La fiabilité était un aspect primordial car nous sommes tout sauf de bons mécaniciens. Enfin, avoir une Audi facilitait également la recherche de pièces détachées. »

Comment la voiture a-t-elle été préparée pour ce rallye ?

Comment la voiture a-t-elle été préparée pour ce rallye ?

Nicolas : « Nous avons travaillé en deux phases. Puisque nos connaissances sont limitées, nous avons d’abord demandé à l’Audi Premium Centre Liège d’effectuer un audit complet de la voiture, afin d’avoir une idée de l’état général de la voiture. Ce garage a également proposé de nous prêter des pièces détachées, au cas où nous en aurions besoin pendant le rallye. »

Benoît : « Pour la préparation proprement dite, nous sommes allés chez Retro Cars près de Namur, un spécialiste du genre. Celui-ci a repassé en revue toutes les pièces essentielles comme la batterie ou encore l’alternateur, afin de s’assurer qu’elles pouvaient résister aux conditions qui nous attendaient. »

Accomplir ce rallye avec une voiture de 1982 est un véritable défi. Vous n’avez jamais eu peur de devoir abandonner ?

Accomplir ce rallye avec une voiture de 1982 est un véritable défi. Vous n’avez jamais eu peur de devoir abandonner ?

Nicolas : « Nous avons connu quelques soucis mais rien de très stressant. Ce qui confirme encore une fois que le choix de la voiture était le bon. Je pense que le pire qui me soit arrivé, c’est d’avoir perdu la clé pendant une nuit entière, alors que nous n’avions pas de double ! Heureusement, un autre participant l’a trouvée et nous l’a ramenée. »

Benoît : « Le plus dur, c’est l’épuisement. Les étapes sont très longues, on roule beaucoup la nuit, les conditions de routes sont exigeantes… Il faut s’y faire mais nous y sommes arrivés. »

Nicolas : « Une petite déception à noter : à cause des conditions climatiques, personne n’a pu rejoindre effectivement le cap Nord, il a fallu s’arrêter à 13 km de là. C’est un peu dommage mais on ne pouvait pas faire autrement. »

Quel est votre plus beau souvenir ?

Quel est votre plus beau souvenir ?

Benoît : « Les paysages étaient tout simplement incroyables. S’il fallait en choisir un, ce serait les fjords en Norvège. Magnifique ! »

Nicolas : « Je retiens avant tout des expériences de conduite incroyables. Celle qui m’a le plus marqué, c’est une tempête de code orange : on ne voyait pas à 10 mètres devant nous ! Heureusement qu’il y avait des poteaux rouges pour vérifier de temps en temps que nous étions toujours sur le bon tracé. »

Quel était votre sentiment à l’arrivée ?

Benoît : « Beaucoup de fierté… mais aussi déçu que ce soit déjà terminé ! Blague à part, je suis vraiment toujours en train d’atterrir. Nous avons vécu tellement de choses, vu des paysages extraordinaires, fait des rencontres très enrichissantes. Nous avons même renforcé notre amitié ! »

Nicolas : « C’est passé tellement vite. J’étais bien sûr content de revenir en Belgique et de retrouver mes proches. Cela dit, pour rester un peu dans l’ambiance, je suis retourné au travail le lundi suivant au volant de l’Audi 100. »

En plus d’étancher votre soif d’aventures, vous avez également participé à ce rallye pour la bonne cause.

En plus d’étancher votre soif d’aventures, vous avez également participé à ce rallye pour la bonne cause.

Benoît : « En effet, nous avons décidé de soutenir l’asbl Les Yeux Qui Parlent. Il y a quelque temps, nous avions vu un reportage sur Lionel, qui habite à quelques kilomètres de chez nous, et qui est atteint de la maladie de Charcot. Une pathologie très handicapante, qui fait qu’aujourd’hui il ne peut plus communiquer qu’avec ses yeux – d’où le nom de l’association. Ces personnes perdent donc toute leur autonomie ou presque, et ont besoin d’une assistance permanente. Très touchés par l’histoire de Lionel, nous avons voulu donner de la visibilité à son combat, et à toutes les personnes qui vivent la même chose que lui. Grâce aux sponsors et aux dons des particuliers, nous avons pu récolter plusieurs milliers d’euros – l’objectif minimal obligatoire était de 750 euros. Nous réfléchissons maintenant à une manière originale de leur donner ce très beau chèque. »

Découvrez l’asbl Les Yeux Qui Parlent
Cette expérience vous a-t-elle donné envie de participer à d’autres rallyes ?

Cette expérience vous a-t-elle donné envie de participer à d’autres rallyes ?

Nicolas : « Certainement. Ce serait dommage de laisser cette belle Audi 100 prendre la poussière dans un garage. »

Benoît : « Ce ne sera pas pour tout de suite mais l’envie est clairement là. On a déjà la voiture, il suffit de s’arranger avec nos familles… »

Ces articles vous intéresseront peut-être également

  • HEADER.jpg
    La passion dans le rétro : 10 événements oldtimers à vivre en 2022
    Lisez l'article
  • HEADER.jpg
    Construite en 1938, cette DKW F7 Front Luxus brille à nouveau en 2021
    Lisez l'article
  • 1920x1080_Header.jpg
    Zoute Grand Prix : des voitures de rêve et de l’art avec vue sur mer
    Lisez l'article