Plus de la moitié des conducteurs veulent tester la conduite autonome

Audi Magazine

Les voitures autonomes. Science-fiction jusqu'il y a peu, certains concepts-car sont aujourd'hui prêts à prendre la route (pas encore la législation). Audi vient de lancer une voiture de ville autonome : l'Audi AI:ME. Mais, quelle est la réaction du grand public ? Les avis sont partagés. C'est ce qui ressort d'une vaste enquête menée par Audi auprès de 21 000 personnes.

la conduite autonome
la conduite autonome

Qu'en est-il de l'acceptation sociale de la conduite autonome ? Cette question, Audi l'étudie depuis 2015. Une récente* étude internationale analyse la manière dont les arguments rationnels, les émotions, les valeurs et les modes de vie façonnent les attitudes vis-à-vis de la conduite autonome. Ceci s'inscrit dans le cadre de l'initiative &Audi, un think tank innovant sur l'intelligence artificielle (AI).

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Un mélange de curiosité et d'inquiétude

Quels sont les enseignements ? Bien que plus de la moitié des répondants souhaitent tester la conduite autonome, il existe également des inquiétudes manifestes. Ainsi, 70 % des personnes interrogées ont peur de perdre le contrôle et 41 % se méfient de la technologie. La volonté de céder le contrôle est la plus forte pour le stationnement autonome.

Côté positif : les sondés estiment que cette technologie présente du potentiel pour l'individu et la société, comme un accès facilité à la mobilité (76 %), une commodité accrue (72 %) et une sécurité renforcée (59 %).

L'étude a finalement mis en évidence cinq types d'utilisateurs différents :

  • Le conducteur méfiant : aime se raccrocher à ce qui existe déjà et n'utilisera une voiture autonome que lorsqu'elle sera totalement aboutie.
  • L'utilisateur réticent pour raisons de sécurité : est très réservé vis-à-vis de la conduite autonome et estime que les voitures autonomes doivent être testées pendant des années avant d'être autorisées sur la route.
  • Le copilote à l'esprit ouvert : la catégorie la plus vaste. Il voit les avantages de la technologie et attend des entreprises, scientifiques et politiciens des mesures pour amener ces voitures sur la route en toute sécurité.
  • Le créateur de tendances axé sur le statut : est enthousiasmé par les voitures autonomes, car elles peuvent illustrer son mode de vie avant-gardiste.
  • Le passager féru de technologie : a confiance dans la technologie et désire qu'elle se généralise.
la conduite autonome

Les plus âgés et les Américains les moins enthousiastes.

Fait intéressant, il y a de nettes différences de style de vie entre les différentes types. L'indice de réceptivité (HRI, pour Human Readiness Index) montre bien la relation entre les attitudes vis-à-vis de la conduite autonome et les facteurs sociodémographiques.

Les résultats indiquent que plus les répondants sont jeunes et plus leur niveau d'éducation et de revenu est élevé, plus leur attitude envers la conduite autonome est positive. Par exemple, les créateurs de tendances axés sur le statut et les passagers férus de technologie sont souvent jeunes, très instruits et disposent d'un revenu élevé. En revanche, les conducteurs méfiants sont généralement plus âgés et avec un revenu et un niveau d'instruction plus faibles.

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D'importantes différences sont également apparues entre les différents pays sondés. L'idée rend les chinois euphoriques et les Sud-Coréens sont plus intéressés que la moyenne, car ils voient la technologie d'un œil positif. Les Américains, les Japonais et les Britanniques sont plus réservés.

« La conduite automatisée et autonome peut potentiellement améliorer notre mobilité de manière substantielle », explique Thomas Müller, responsable de la conduite automatisée chez Audi. « Dans ce contexte, au-delà du développement technique, il est essentiel de convaincre la population. Cette étude nous éclaire de diverses manières sur le positionnement de la population par rapport à la conduite autonome et nous permet de savoir à quoi nous pouvons nous attendre pour ce qui est de cette nouvelle technologie au sein de la société. »

* Audi a interviewé 21 000 personnes dans neuf pays et sur trois continents, en collaboration avec l'institut d'études Ipsos.