Deux générations d'Audi RS 4 dans la vallée de l'Altmühl.

Qui veut écrire le futur doit connaître le passé. Une raison suffisante pour que l'un de nos journalistes prenne place à bord de la nouvelle Audi RS 4 Avant et parte à la rencontre du propriétaire d'un exemplaire beaucoup plus ancien. Résultat : un parcours mémorable au cœur de la vallée de l'Altmühl avec, au retour, deux gagnants. Mais, un seul modèle à vendre.

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De Audi RS 4: oud versus nieuw
Twee generaties Audi RS 4 door de Altmühl-vallei.

Il faut que je me pince pour y croire.

Je suis de bon matin dans le garage Audi, debout devant une Audi RS 4 Avant flambant neuve avec les clés en main. Rouge avec les freins en céramique et full options. Contact ! Le son me propulse instantanément dans un nouveau rêve. Qui devient réalité quand la porte s'ouvre et que je prends la route pour la vallée de l'Altmühl.

Mais, pas seul. Aujourd'hui, je rencontre Maximilian Karl, ingénieur industriel chez Audi. Fan d'Audi et propriétaire de la première Audi RS 4 B5. Un petit bijou qui brille de sa teinte argent Avus.

Commentaire d'un expert !

Cette rencontre est une ode au bon vieux temps, quand la boîte était manuelle et que conduire était beaucoup plus physique qu'aujourd'hui. Mon nouveau compagnon de route connaît bien la vallée. Il va être l'un des tout premiers à prendre le volant de cette nouvelle Audi RS 4 et à me donner son avis d'expert. Je suis pendu à son verdict. Avec quelle voiture préférera-t-il rentrer chez lui ?

C'est une ode au bon vieux temps, quand on était en boîte manuelle
et que les voitures avaient encore une âme.

Superioriteit: dat is het woord dat dit moment omschrijft.

Un pouvoir d'attraction qui surpasse tout.

passer le "Drive Select Control" en mode dynamique. Je reste sur le mode confort et prends la direction de notre lieu de rendez-vous à Eitensheim. L'Audi RS4 Avant traverse la à bonne allure sans effort, comme sur des rails. Un mot me vient à l'esprit : supériorité

Supériorité. Voilà le mot qui définit le mieux ce moment.

Tandis qu'il inspecte la voiture, la première réaction de Max en dit long : "Très belle voiture, vraiment ! Je retrouve pas mal de choses de la mienne. La largeur, les passages de roues élargis, l'arrière athlétique…". Notre route se poursuit à travers des petites villes, des villages, quelques bois et collines.

L'Audi RS 4 Avant de la 1re à la 4e génération

RS 4. Deux lettres, un chiffre. Tout ce qu'incarne une voiture de sport, dans un break. 18 ans séparent la première et la dernière génération. La nouvelle est naturellement plus grande, plus rapide, plus polyvalente. Mais, elles partagent le même ADN. À l'instar des modèles précédents, la nouvelle génération repose une fois encore sur le concept de la B5 : un 6 cylindres en V d'une cylindrée de près de 3 litres, 2 turbocompresseurs et une traction intégrale quattro. La recette éprouvée pour obtenir des performances optimales au quotidien.

Avant même d'y avoir songé, je suis installé dans l'Audi RS 4 de Max. Un autre rêve qui se réalise. Cette Audi RS 4 B5 affiche plus de 200 000 kilomètres au compteur. Le système de navigation d'époque me rappelle mon premier Game Boy. Depuis le volant de la nouvelle RS, Max m'avertit que sa voiture "développe 440 ch et l'embrayage est un peu dur".
Merci Max. Je tourne la clé du démarreur.

Le système de navigation d'époque me rappelle mon premier Game Boy.

Audi RS4 Avant

20 années d'évolution

Tandis que Max ouvre la route et accélère sans effort, nous prenons quelques virages en épingle à cheveux. J'essaie de trouver mon rythme. Le siège manque un peu de maintien, les freins ont besoin d'un pied solide, le châssis tape dur et il faut passer 4.000 tours pour réveiller le turbo. Mais, une fois que j'ai pris mes marques, le schéma est simple : freiner, accélérer, freiner, freiner, accélérer.... Plus j'enfile les virages, plus la jubilation monte.

Et où est Max ? Malgré mes efforts, il a vite été happé par l'horizon. Je le rejoins à Greding où il est garé sur la place du village. "Fantastique voiture", me lance-t-il, visiblement soulagé de voir son ancienne RS 4 intacte. "C'est vraiment incroyable ce qui a changé en 20 ans. Le moteur de cette nouvelle version est époustouflant. Le couple à bas régime est incroyable et les rapports de boîte passent à la perfection. Quelle chance de pouvoir la piloter !".

"Mais, la nouvelle a beau être magnifique, je préfère quand même la mienne. Je suis fan de vieilles voitures et je ne peux pas me passer de la boîte manuelle."

20 jaar evolutie

Un lien profond entre l'homme et la machine

Je peux comprendre Max. Le charme de sa vielle RS m'a impressionné. Le lien entre l'homme et la machine est plus étroit, plus direct, une autre expérience de conduite. Nous sommes sur le point de remonter en voiture quand une BMW noire s'arrête à côté de l'ancienne RS 4 de Max. "Vous la vendez ?" demande le conducteur. Max esquisse un petit sourire de fierté et secoue la tête "Désolé, je vais la garder encore quelque temps". Dommage, ce rêve-là, je ne le réaliserai pas aujourd'hui.