La formule E est considérée comme la catégorie du sport auto de l’avenir. Il semble donc assez logique que la marque aux quatre anneaux se lance dans l’arène. Et avec le numéro 1, attribué au champion en titre Luca di Grassi. Petite entrée en matière.

Course urbaine électrique
La plus jeune des disciplines

La plus jeune des disciplines

L’e-mobilité devient une véritable tendance et la Formule E est la plus jeune des disciplines du sport automobile. La nouvelle saison de Formule E (la quatrième) commence par une course à Hong Kong au mois de décembre 2017 et s’achèvera fin juillet 2018.

Pour mieux comprendre, nous avons rencontré Allan McNish, directeur de la coordination du sport automobile au sein d’Audi Group. « Le concept est fabuleux. La course vient aux fans, au cœur de la ville », explique-t-il. Les spectateurs aiment le concept des courses urbaines : les gradins sont remplis, 3.000 invités se succèdent dans la tente VIP et la foule curieuse se presse autour du stand d’électromobilité, où les visiteurs – surtout les jeunes – peuvent découvrir les technologies les plus récentes.

L’avenir est à l’électrique

Parmi les participants, l’équipe d’Abt, présente depuis les débuts de la Formule E, il y a trois ans. Hans-Jürgen Abt, patron de l’équipe, a rapidement cerné le potentiel qu’offre cette catégorie : « Nous avons dès le départ tenu à participer, pour montrer à tout le monde ce que nous avions dans le ventre. » À l’époque comme maintenant, l’équipe a reçu le soutien de Schaeffler comme partenaire technologique, mais aussi de la direction d’Audi à Ingolstadt, en Allemagne. Et Allan McNish d’expliquer : « Audi n’a pas hésité une seconde. L’avenir est à l’électrique. Et comme toujours, le sport automobile constitue le moyen par excellence d’affirmer notre leadership. » Peu à peu, les règles se sont assouplies et des concepts indépendants ont été acceptés – une bonne chose. La première année, toutes les équipes étaient obligées d’utiliser la même technologie. Mais dès la deuxième saison, quasiment toute interprétation était permise sur le plan technique « excepté pour la batterie », précise Abt. Chacune des dix équipes peut modifier la suspension, les amortisseurs, le moteur, la transmission et l’électronique d’entraînement à sa guise, tant que les pièces rentrent dans l’espace prévu sur le châssis.

L’avenir est à l’électrique

Le sport automobile, un laboratoire

C’est précisément là que réside la valeur ajoutée pour la mobilité en général, selon Audi. Alors que la production en série de voitures électriques s’accélère, le sport automobile doit assumer son rôle traditionnel de pionnier des nouvelles technologies pour mettre en œuvre les avancées. La Formule E, première discipline destinée aux voitures 100 % électriques, cadre parfaitement dans la stratégie de mise sur le marché, à partir de 2018, de modèles qui ne roulent que sur batteries. Il n’est par conséquent pas étonnant qu’Audi renforce sa collaboration avec ABT Schaeffer Audi Sport. Les progrès enregistrés en permanence ne se limitent pas au développement technologique. Ce partenariat a débouché entre-temps sur une équipe d’usine à part entière.

Le sport automobile, un laboratoire

Économie de batterie

La composante principale de ces voitures de course reste toutefois la batterie, de 200 kilowatts. Elle est identique sur toutes les voitures. Chaque batterie déploie une puissance de 28 kilowatts-heure, ce qui suffit pour une moitié de course. À partir de là, le pilote s’efforce de réaliser le meilleur chrono en utilisant le moins d’énergie possible. « Nous lâchons souvent la pédale des gaz avant d’avoir besoin de freiner et laissons rouler la voiture au point mort. Nous utilisons ensuite les manettes au volant pour activer le système de freinage régénératif ou appuyons directement sur la pédale de frein, ce qui permet également de récupérer de l’énergie », explique Daniel Abt, deuxième membre de l’équipe, en plus de Lucas di Grassi, pilote d’usine d’Audi. Les pilotes entretiennent également leur bosse des maths. Avant le début de la course, ils divisent l’énergie disponible par le nombre de tours. Daniel Abt précise : « Nous tâchons d’estimer au plus juste la consommation d’énergie. Chaque fois que je passe au point de départ, un écran sur le volant m’indique si j’ai consommé trop ou trop peu d’énergie. Après un moment, on s’en rend compte par soi-même. »

Économie de batterie

Une relève de la garde s’effectue également au sein d’Audi Sport. Après dix-huit années fructueuses au plus haut niveau des courses d’endurance (FIA World Endurance Championship) et pas moins de treize victoires aux 24 Heures du Mans, Audi Sport met désormais le cap sur la Formule E. Vous pouvez suivre tous les résultats du championnat de Formule E sur www.fiaformulae.com.

Les médias sociaux, boosteurs d’énergie

Hans-Jürgen Abt se réjouit des qualités spécifiques demandées par la Formule E : « Le talent du pilote et l’équipe du stand ont davantage de poids. Même si les voitures sont plafonnées à 225 kilomètres/heure, les places se disputent chèrement. C’est d’autant plus passionnant pour les pilotes. » Les spectateurs apprécient également, même si le rugissement des moteurs cède la place au sifflement aigu des moteurs électriques. Dernière différence notable par rapport aux autres championnats : les fans peuvent influencer le résultat de la course. Sur Instagram, Twitter ou autre site web, ils peuvent accorder un ‘FanBoost’ à leur pilote favori : les trois pilotes qui obtiennent le plus de votes bénéficient d’énergie supplémentaire durant la course, un petit plus qui peut venir à point lors des dépassements.

Fins prêts pour la nouvelle saison !

Le tenant du titre, Lucia di Grassi (Brésil), et le jeune loup aux dents longues, Daniel Abt (Allemagne), défendent les couleurs d’Audi au cours de la quatrième saison. Le championnat fera halte à Hong Kong, Marrakech, Santiago de Chili, Mexico et Sao Paulo, et puis à Rome, Paris, Berlin et Zurich. Place ensuite au dénouement à New York et Montréal. Pour en savoir plus : www.fiaformulae.com