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Formula E

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Formula E

La Formula E est considérée comme la catégorie du sport auto de l’avenir. Il semble donc assez logique que la marque aux quatre anneaux se lance dans l’arène. Petite entrée en matière.

La plus jeune des disciplines
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Difficile de faire plus symbolique. À quelques semaines près, la fin de la saison de Formule 1 correspond au début de celle de Formula E. On croirait une relève de la garde... et ce l’est. L’e-mobilité devient une véritable tendance et la Formula E est la plus jeune des disciplines du sport automobile. La nouvelle saison de Formula E (la troisième) a débuté à l’automne 2016 et s’achèvera fin juillet 2017. Pour mieux comprendre, nous avons rencontré Allan McNish à Hong Kong, juste avant le départ de la première course de la saison actuelle. McNish est directeur de la coordination du sport automobile au sein d’Audi Group et en tant que tel, il supervise le partenariat avec l’équipe ABT Schaeffler Audi Sport. « Le concept est fabuleux. La course vient aux fans, au cœur de la ville », explique-t-il. Les spectateurs aiment le concept des courses urbaines : les gradins sont remplis, 3.000 invités se succèdent dans la tente VIP et la foule curieuse se presse autour du stand d’électromobilité, où les visiteurs – surtout les jeunes – peuvent découvrir les technologies les plus récentes.
L’avenir est à l’électrique
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Parmi les participants, l’équipe d’Abt, présente depuis les débuts de la Formula E, il y a deux ans. Sur les 22 courses organisées jusqu’ici, les pilotes de l’équipe sont montés 18 fois sur le podium. Hans-Jürgen Abt, patron de l’équipe, a rapidement cerné le potentiel qu’offre cette catégorie : « Nous avons dès le départ tenu à participer, pour montrer à tout le monde ce que nous avions dans le ventre. » À l’époque comme maintenant, l’équipe a reçu le soutien de Schaeffler comme partenaire technologique, mais aussi de la direction d’Audi à Ingolstadt, en Allemagne. Et Allan McNish d’expliquer : « Audi n’a pas hésité une seconde. L’avenir est à l’électrique. Et comme toujours, le sport automobile constitue le moyen par excellence d’affirmer notre leadership. » Peu à peu, les règles se sont assouplies et des concepts indépendants ont été acceptés – une bonne chose. La première année, toutes les équipes étaient obligées d’utiliser la même technologie. Mais la saison passée, quasiment toute interprétation était permise sur le plan technique « excepté pour la batterie », précise Abt. Chacune des dix équipes peut modifier la suspension, les amortisseurs, le moteur, la transmission et l’électronique d’entraînement à sa guise, tant que les pièces rentrent dans l’espace prévu sur le châssis.
Le sport automobile, un laboratoire
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C’est précisément là que réside la valeur ajoutée pour la mobilité en général, selon Audi. Alors que la production en série de voitures électriques s’accélère, le sport automobile doit assumer son rôle traditionnel de pionnier des nouvelles technologies pour mettre en œuvre les avancées. La Formula E, première discipline destinée aux voitures 100 % électriques, cadre parfaitement dans la stratégie de mise sur le marché, à partir de 2018, de modèles qui ne roulent que sur batteries. Il n’est par conséquent pas étonnant qu’Audi renforce sa collaboration avec ABT Schaeffer Audi Sport en matière de développement technologique durant la saison 2016/2017. Mieux encore, ce partenariat pourrait même déboucher sur une équipe d’usine à part entière la saison prochaine.
Économie de batterie
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La composante principale de ces voitures de course reste toutefois la batterie, de 200 kilowatts. Elle est identique sur toutes les voitures. Chaque batterie déploie une puissance de 28 kilowatts-heure, ce qui suffit pour une moitié de course. À partir de là, le pilote s’efforce de réaliser le meilleur chrono en utilisant le moins d’énergie possible. « Nous lâchons souvent la pédale des gaz avant d’avoir besoin de freiner et laissons rouler la voiture au point mort. Nous utilisons ensuite les manettes au volant pour activer le système de freinage régénératif ou appuyons directement sur la pédale de frein, ce qui permet également de récupérer de l’énergie », explique Daniel Abt, deuxième membre de l’équipe, en plus de Lucas di Grassi, pilote d’usine d’Audi. Les pilotes entretiennent également leur bosse des maths. Avant le début de la course, ils divisent l’énergie disponible par le nombre de tours. Daniel Abt précise : « Nous tâchons d’estimer au plus juste la consommation d’énergie. Chaque fois que je passe au point de départ, un écran sur le volant m’indique si j’ai consommé trop ou trop peu d’énergie. Après un moment, on s’en rend compte par soi-même. »
Des circuits urbains sans pitié
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Les pilotes doivent en outre avoir d’excellents réflexes au volant. Malgré une puissance relativement modeste, la voiture accélère en flèche. Une voiture de course Formula E de 880 kilos (pilote compris) sprinte de zéro à 100 kilomètres/heure en 3,5 secondes à peine. Le freinage est lui aussi délicat. Étant donné que la batterie pèse environ 300 kilos et est montée à l’arrière du cockpit, la voiture de course est lourde de ‘l’arrière-train’. Ajoutez à cela que l’étroitesse et les sculptures des pneus standard sont loin d’assurer la même adhérence que les pneus slicks. Il ne faut par conséquent pas grand-chose pour que les voitures de course se mettent à zigzaguer ou partent en tête-à- queue. Les courses de Formula E sont toujours organisées sur des circuits urbains, généralement bordés de murs en béton. Il y a peu, voire pas de zones de dégagement, ce qui complique les choses pour les pilotes. Les virages serrés et les courtes lignes droites demandent un maximum de concentration. L’asphalte irrégulier et sale fait également varier l’adhérence. Comme le résume Daniel Abt : « Sur un circuit de course classique, je dérape dans les graviers en cas d’incident. En ville, je fonce dans un mur. Il est beaucoup plus difficile de tester les limites. »
Passage à la voiture 2
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En Formula E, les dégâts sont difficilement évitables. Comme les batteries standard n’offrent qu’une demi-course d’autonomie, les pilotes doivent rentrer au stand pour sauter dans une seconde voiture pleinement chargée. Un temps minimum d’arrêt est bien imposé, mais il est si court que – comme au changement de pneus en Formule 1 – l’équipe doit être parfaitement rodée. Les monteurs doivent eux aussi être prêts au bon moment à attacher le pilote, tester la connexion radio et monter le volant.
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    Pour en savoir plus

    Une relève de la garde s’effectue également au sein d’Audi Sport. Après dix-huit années fructueuses au plus haut niveau des courses d’endurance (FIA World Endurance Championship) et pas moins de treize victoires aux 24 Heures du Mans, Audi Sport met désormais le cap sur la Formula E. Vous pouvez suivre tous les résultats du championnat de Formula E sur www.fiaformulae.com.

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    Belgian Audi Club en 2017

    Qu’en est-il des prestations belges d’Audi Sport ? Le Belgian Audi Club Team WRT engage à nouveau l’Audi R8 LMS dans les deux principaux championnats en 2017 : en Blancpain GT Series Endurance Cup et Blancpain GT Series Sprint Cup. Notez déjà le passage en Belgique à Zolder (2-4 juin – Sprint Cup) et bien sûr les mythiques Total 24 Hours of Spa (27-30 juillet – Endurance Cup). Pour ses membres, le Belgian Audi Club prévoit une série d’activités, dont un voyage à Budapest pour assister en direct à une manche de la Blancpain GT Series Sprint Cup, fin août.

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