La nouvelle Audi A5 Coupé a été soumise pour essai à quelques conducteurs triés sur le volet, au Portugal. Leur verdict après ces tout premiers tests ?
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Sculpture technologique

# nowthatsacoupé

Après neuf ans d’attente, elle entame un retour en mode d’exclusivité : un comité restreint a été invité à Porto afin de tester en primeur la nouvelle Audi A5 Coupé tant attendue. Cela fait en effet neuf ans que l’A5 est venue enrichir le catalogue Audi. Et bien que sa sculpturale silhouette ne semble pas avoir pris une ride, la voiture cède sa place à une toute nouvelle génération. Une Allemande au tempérament italien, c’est clair : plus sensuelle que jamais. Mais aussi à la technologie plus raffinée que jamais !

C’est un constat général dans l’univers automobile : difficile de dessiner la descendance d’un modèle unanimement salué pour sa plastique. On imagine dès lors que les designers mis à contribution pour s’attaquer à la sculpturale A5 dessinée par Walter De Silva en 2007 ont dû avoir des sueurs froides face à la planche à dessin. Le moins que l’on puisse dire, c’est pourtant que le résultat est convaincant ! On retrouve l’ADN typique de la première génération tout en appréciant les touches de modernité et de muscles supplémentaires. L’évolution la plus sensible se focalise sur la face avant. La calandre Single Frame de la nouvelle mouture paraît bien plus plate, plus large et sensiblement plus plongeante que par le passé. Elle n’encadre d’ailleurs plus les optiques. Les phares avant la surplombent dorénavant et se prolongent vers le capot qui se pare en sus d’un bosselage fièrement appelé « dôme de puissance » par ses concepteurs.

À Porto, alignées au millimètre, les nouvelles générations d’A5 Coupé et de S5 Coupé qui attendent le petit groupe d’élus se caractérisent globalement par des lignes plus tendues. C’est surtout sensible sur les flancs. La vague distinctive de la précédente génération, qui parcourt toujours la ceinture de caisse en guise de signature, devient nettement plus marquée. Malgré cette nouvelle silhouette en apparence plus musculeuse, l’A5 Coupé gagne toutefois encore en finesse aérodynamique. Avec son Cx de 0,25, c’est bien simple : elle devient le coupé le plus aérodynamique de son segment.

 Impressions

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V6
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Même si la filiation esthétique avec la précédente génération est sensible, techniquement, l’Audi A5 Coupé deuxième du nom est en fait totalement neuve. C’est le troisième modèle frappé des quatre anneaux à profiter de la toute nouvelle plateforme pour moteurs longitudinaux, appelée MLB en interne, du groupe Volkswagen après le Q7 et l’A4. Le coupé en profite pour fondre d’environ 60 kg et gagner en rigidité.

 

Mais surtout pour accéder à l’incroyable ribambelle d’équipements électroniques que le récent vaisseau amiral Q7 a étrenné pour la gamme Audi. On aura d’ailleurs l’occasion de tester cette technologie embarquée durant les derniers kilomètres, très embouteillés, de notre essai, le deuxième jour de notre périple, juste avant d’arriver à l’aéroport. On y reviendra.

Car, pour le moment, c’est plutôt du comportement dynamique de haut-vol de l’A5 Coupé que l’on profite ! Les routes qui s’offrent à nous présentent en effet un profil sinueux à souhait et, hormis quelques autochtones éparses, il faut bien avouer que l’on ne rencontre pas grand-monde en chemin. Bon, par contre, pour la bronzette, on reviendra. Il pleut à verse ! Voilà qui nous offre tout de même la possibilité de tester l’efficacité des transmissions intégrales quattro et quattro ultra la dernière génération, la plus intelligente et réactive du système). Votre voiture sera équipée du quattro ou quattro ultra en fonction de la motorisation choisie.

TFSI

La vitesse d’un moteur de course

Mais c’est surtout avec le deuxième moteur mis à notre disposition que le comportement gagne encore en agilité et en précision. Le « petit » 2.0l TFSI à essence pèse moins sur le train avant et rend l’A5 Coupé encore plus grisante à conduire. D’autant plus que ce moteur affiche une belle santé ! Proposé, en guise d’accès, en version de 190 ch, il peut développer jusqu’à 252 ch. Les performances deviennent alors plutôt musclées (0 à 100 km/h en 5,8 s !). Autre bonne nouvelle : sa sonorité pourrait faire pâlir de jalousie les quatre cylindres turbo concurrents. Les plus gros rouleurs, à la recherche d’une mécanique d’accès, pourront quant à eux lorgner vers le 2.0 TDI 190 ch. Les clients professionnels profiteront alors d’une homologation CO2 plancher avec la version Ultra à deux roues motrices : seulement 106g/km.

Mais nous, en guise de cerise sur le gâteau, on vous avoue avoir préfère sauter à bord de la nouvelle S5 Coupé ! Cette déclinaison sportive proposée dès le lancement hérite d’un tout nouveau moteur. Un V6 3.0l TFSI qui s’équipe notamment d’un turbo et non plus d’un compresseur comme par le passé. Ainsi animée, la S5 développe 354 ch et a clairement le don de coller un large sourire sur les lèvres à la moindre occasion. D’autant plus que sa boîte automatique à huit rapports qu’elle partage avec le V6 TDI (manuelle ou double embrayage à 7 rapports pour les autres mécaniques) accepte soit d’adopter un tempo coulé confortable ou de claquer les intermédiaires avec la célérité d’un module de compétition.

 

front

‘Gran Turismo’

Cela dit, les A5 Coupé et S5 Coupé ne s’apprécient pas que le couteau entre les dents. Au contraire ! Les nouvelles proportions du coupé d’Audi lui permettent d’offrir un habitacle tirant davantage vers l’univers du « Grand Tourisme » que vers celui des coupés d’égoïstes. Aux places avant, l’impression de confinement baisse sensiblement. D’autant plus que la nouvelle planche de bord, traversée par une grande grille d’aération horizontale, confère l’impression d’une plus grande largeur. Dès que l’on s’installe à bord, on apprécie également la qualité de fabrication avec des matériaux irréprochables et des assemblages millimétriques. Mais, franchement, en attendait-on moins de la part d’Audi ? Quelques petites attentions de confort, comme l’ajout d’un bras amenant les ceintures de sécurité ou une zone de recharge par induction pour smartphone facilitent également l’usage quotidien. On retrouve aussi, bien sûr, en option la nouvelle marotte d’Audi : le « Virtual Cockpit » qui remplace les traditionnels compteurs par un écran TFT de 12,3 pouces. Dans tous les cas, on ne peut être qu’admiratif quant à la résolution et la fluidité de l’écran proposé par Audi. Le rendu très détaillé de la carte Google Earth permet de voir quasiment tous les détails de son parcours avec une précision à peine croyable…

 

Les bonnes surprises se poursuivent quand on s’installe à l’arrière. Les deux places y deviennent plus spacieuses, tant pour les jambes que pour la tête, et permettent d’y voyager plus sereinement que par le passé. Si l’on souhaite vraiment plus d’espace, il se murmure toutefois déjà que la future déclinaison A5 Sportback devrait être présente à l’occasion du salon de Bruxelles, en janvier. Côté coffre, quoiqu’il en soit, la nouvelle Audi A5 bat déjà tous les autres coupés premium à plate-couture ! En grappillant encore 10l par rapport à la précédente génération, la nouvelle libère ainsi dorénavant 465l. C’est respectivement 25l et 65l que ses deux principales rivales germaniques ! L’Audi A5 Coupé présente également des dossiers arrière rabattables selon la division 40/20/40 si l’on souhaite transporter des objets longs. On peut, par exemple, partir aux sports d’hiver à quatre avec les skis de tout le monde à bord.

En reprenant la route de l’aéroport, on profitera de l’excellente insonorisation mais également du filtrage des suspensions adaptatives proposées en option. Voilà un coupé qui invite aux longs voyages. Sur les derniers kilomètres de notre périple, on a finalement aussi eu l’occasion de bien profiter du système de conduite semi-autonome dans les embouteillages proposé en option… Laissant la voiture se charger seule de l’évolution au pas et du maintien de cap, on a alors pu passer son temps à apprécier les différentes fonctionnalités offertes par le système Audi Connect. Une heure pour parcourir 5 kilomètre, sans même devoir s’occuper de la conduite, ça libère effectivement un peu de temps libre pour écouter les nouvelles des agences de presse, consulter la météo voire de lorgner vers les résultats des derniers matchs de foot. Et sans arrière-pensée en plus : avec l’option Audi Connect, tous ces échanges de données sont compris durant trois ans, partout en Europe sans frais de connexion ni de roaming ! Pourquoi se priver ? //

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