Laurens Vanthoor, Dries Vanthoor et Fred Vervisch participent aux Total 24 Hours of Spa au volant de leur Audi R8 LMS. Ils répondent aux questions de fans d’Audi.
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Vanthoor Vervisch Vanthoor : ligne droite vers les Total 24 Hours of Spa

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Laurens et Dries Vanthoor et Frédéric Vervisch : les trois Belges prendront le volant de l’Audi R8 LMS pour tenter de remporter l’événement n°1 du sport automobile belge. Au cours du Test Day officiel sur le circuit, 24 jours avant les Total 24 Hours of Spa, le trio a pris le temps de répondre aux questions d’amis d’Audi Belgique sur Facebook.

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Fred
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Beaucoup se reposer

Comment vous préparez-vous physiquement pour une telle course d’endurance ? (Francis Vermeulen)

Laurens : « La semaine qui précède la course, il faut beaucoup se reposer. Y compris mentalement : il faut prendre un maximum de distance par rapport à la course. Une fois que l’on arrive ici, dès le mardi qui précède la course, il faut en effet non seulement préparer la course elle-même, mais aussi consacrer énormément de temps aux relations publiques. Par ailleurs, l’hydratation est très importante dans une telle course. Quelques jours avant, j’essaie d’ingurgiter un maximum de liquide. La préparation diffère d’un pilote à l’autre, tout comme chaque coureur cycliste se prépare à sa manière à attaquer un col. »

Outre la préparation physique, il s’agit également de mettre l’Audi R8 LMS parfaitement au point. C’est le but de cette journée d’essai ?

Laurens : « Nous procédons comme suit : chaque virage est analysé et qualifié de slow, medium speed ou highspeed. Et nous les divisons chaque fois en trois parties : entry, mid corner et exit. Une fois nos essais accomplis, nous décrivons le comportement de la voiture dans les virages : équilibre, sous-virage, survirage, amortissement des curbstones, traction ? Faut-il plutôt ajuster la mécanique ou l’aérodynamisme ? Et la pression des pneus ? »

Dries : « Nous effectuons ce débriefing avec notre ingénieur, nous communiquons parfois aussi tout en roulant. Comme nous sommes plusieurs à conduire, il faut que la voiture roule vite pour tout le monde. Cela n’a pas de sens de régler la voiture de telle sorte que je sois le seul à pouvoir rouler vite. Nous arrivons à un consensus, un compromis. »

Fred : « Nous testons toutes les configurations. Dries va, par exemple, partir avec le réservoir plein et des pneus usagés, pour effectuer un long run. J’enchaîne pour essayer d’autres réglages. Laurens partira ensuite avec des pneus neufs et peu d’essence, pour simuler les conditions d’un tour de qualification. Ensuite, nous mettons tous les briefings en commun. »



Laurens

Évaluer au mieux les risques

Laurens, roulez-vous différemment depuis votre accident de l’année dernière (dans la course en Blancpain GT Series à Misano) ? (Wim Flebus)

Laurens : « Non, pas vraiment. L’accident de l’année dernière est dû à un concours de circonstances. Une mauvaise réaction de ma part. J’étais en tête et cela faisait quinze à vingt minutes qu’une voiture devant moi s’obstinait à ignorer le drapeau bleu. La piste était mouillée. Je n’arrivais pas à dépasser et je perdais un temps précieux. Finalement, j’ai essayé de forcer le passage et j’ai dû dévier de la seule trajectoire sèche. Mais j’en tire les leçons. Une heure après, j’avais déjà compris mon erreur. »

Fred : « Chaque accident que l’on subit nous apprend à évaluer au mieux les risques. C’est toujours un calcul à faire : soit accumuler du retard, soit prendre des risques. Attention, nous courons constamment des risques lors d’une course de 24 heures, des dizaines de fois par heure. Si vous essayez de doubler un participant plus lent, il défendra toujours sa trajectoire. »

 

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Dries

La moindre erreur peut s’avérer fatale

Pourrai-je prendre la relève lorsque cela n’ira plus pour vous ? (Tim Andriessen)

Fred (rires) : « Il y a peu de chances que cela arrive. Lorsqu’on voit les choses de l’extérieur, on sous-estime souvent le risque d’automatismes. Vous poussez constamment, vous roulez sans cesse à la limite. Officiellement, une course de 24 heures s’appelle une course d’endurance, mais en fait, c’est un sprint de longue durée. Lorsque vous jouez constamment avec la limite, la moindre erreur peut s’avérer fatale. La concentration est capitale. »

Laurens : « La règle d’or est de survivre. Vous roulez votre laps de 2h30, puis vous pouvez vous reposer ou manger – sauf que le stress vous empêche d’avaler quoi que ce soit et que l’adrénaline vous tient quasiment éveillés. Le matin, vous êtes comme une épave, tout courbaturé... C’est à ce moment-là, vers 8h du matin, que vous vous demandez ce que vous faites là ! La marge d’erreur est de toute façon nulle. On peut comparer cela avec un footballeur qui doit tirer non pas un pénalty mais deux cents - et marquer à chaque fois. Le vainqueur d’une course d’endurance n’est pas le plus rapide, mais celui qui gère le mieux la fatigue, reste concentré, roule intelligemment, est physiquement au top et réagit bien par rapport aux autres voitures. »

 

Laurens, pouvez-vous faire part de votre expérience à votre frère de 18 ans, dont c’est la première course d’endurance dans la catégorie GT3 ?

Laurens : « Il n’écoute quand même pas (rires) ! »

Fred : « Nous avons tous eu dix-huit ans et été têtu. Bien sûr, vous retenez quelque chose des recommandations des autres, mais en fin de compte, chacun doit se forger sa propre expérience. »

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Chacun pour soi

Durant cette course, Fred et Dries, vous partagez la même voiture du Belgian Audi Club Team WRT. Laurens, vous êtes le pilote d'usine d’Audi. Êtes-vous concurrents à 100 % ?

Fred : « Nous roulons contre Laurens. Bien sûr, nous roulons tous pour Audi, mais là, nous sommes des concurrents directs. C’est chacun pour soi. On ne parle pas avec un concurrent. »

Laurens : « Les résultats des essais et les réglages des différentes voitures sont partagés. Pour le reste, je travaille avec mes coéquipiers et nous gardons ces infos pour nous. Il s’agit de ces 10 % qui permettent – très probablement – de faire un peu la différence. Ceux-là, vous les gardez pour vous. Pour gagner. Tout le monde veut gagner. »

 

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Influencer la chance

Qui va gagner ? Audi bien sûr ! (Eddy et Rita Sijmans Ceyssens)

Fred : « Nous l’espérons aussi, évidemment. Le premier facteur dans ce genre de course reste... la chance. Un exemple : ce matin, je suis sorti de la piste à Blanchimont. C’est purement de la chance si je n’ai pas touché le rail de sécurité en quittant la route. Cela peut aussi bien arriver en pleine course. En revanche, c’est également à vous que tient la chance. »

Laurens : « C’est vrai, vous pouvez dans une certaine mesure influencer la chance. Mais une panne mécanique ou une crevaison due à un caillou sur le circuit, vous ne pouvez rien y faire. Le résultat ne dépend pas uniquement de vos prestations. »

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Eau Rouge/Raidillion

Votre tronçon préféré de Spa-Francorchamps est bien l’enchaînement du Raidillon de l'Eau Rouge ?

Fred : C’est la partie la moins évidente à franchir à grande vitesse. Dans une Formule 1, ce virage est beaucoup plus facile, les bolides sont à ce point plaqués au sol par la déportance que les pilotes peuvent quasiment mettre les gaz à fond et ne doivent se soucier que de la trajectoire. Nous, nous jouons à chaque tour avec les limites. Si nous ralentissons un rien, nous le payons immédiatement dans la ligne droite suivante. La recherche constante du juste dosage rend les choses excitantes. »

Laurens : « À chaque tour, ce virage constitue un énorme défi. Un faux pas et c’est game over. »

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Pas de permis

Dries, considérez-vous votre frère comme votre principal concurrent ou comme votre professeur ?

« En championnat d’Endurance – en dehors de cette course à Spa – nous roulons ensemble, mais en championnat Sprint, nous sommes concurrents. Dans ces courses de Sprint, Laurens est d’ailleurs ma principale référence. Je regarde tout de suite ses chronos. Si je suis plus rapide, ma journée est gagnée. »

 

Enfin, un fan d’Audi Belgique sur Facebook aimerait savoir quelle voiture vous conduisez dans le privé.

Laurens : « Pour l’instant, j’ai un Audi Q7. C’est parfait pour moi parce que j’ai besoin de place, pour transporter mon vélo et mes trois chiens. J’apprécie également le confort car je suis très souvent en route. Le Q7 est une belle voiture, même si ce n’est pas la plus rapide. Mais pour cela, je recevrai une RS6 au mois d’août ! (rires) »

Fred : « J’ai une Audi A7. L’un des plus beaux modèles, je trouve, et assez spacieux également. Nous parcourons dix mille kilomètres par an, entre les circuits et les essais. Cela mérite bien un peu de luxe. »

Dries : « J’ai 18 ans, mais je n’ai pas encore passé mon permis. J’ai engagé Laurens comme chauffeur privé (rires). »

 

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