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Boon, pionnier du hockey moderne

# Experience

Rêver d'une médaille à Rio

À l’heure où, au terme d’une finale palpitante de la Hockey World League, nos Red Lions ont empoché leur billet pour les Jeux olympiques de Rio, nous braquons nos projecteurs sur un des piliers de notre équipe nationale de hockey. Tom Boon illustre l'attrait qu’exerce ce sport qui connaît depuis 10 ans un essor phénoménal.

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Il y a une quinzaine d'années, une poignée d'experts se sont penchés sur l'évolution du hockey en Belgique. Le constat fut implacable. Seule une grande réforme, appelée 'projet ABCD' puis rebaptisée 'Be Gold', pourrait rendre au hockey belge ses lettres de noblesse. Les dirigeants de la Fédération belge (ARBH) digéraient de plus en plus mal l'absence de l'équipe nationale lors des Jeux olympiques et des Coupes du monde. Avec le soutien du Comité Olympique et Interfédéral Belge (COIB), l'ARBH a mis en place une structure efficace autour d'une génération dorée emmenée par John-John Dohmen. En 2004, ces jeunes hockeyeurs (de moins de 16 ans) ont remporté le titre européen chez les juniors. Ce succès a servi de déclic au formidable essor de cette discipline olympique. Pendant 10 ans, les enfants se sont nourris de ces exploits nationaux en rêvant un jour de devenir, à leur tour, un ‘Red Lion’.

Cette route vers la gloire s'apparente à un long fleuve sinueux. L'amateurisme a progressivement cédé du terrain à un semi-professionnalisme. Actuellement, certains joueurs jouissent d'un statut professionnel, mais afin d'assurer leurs arrières, ils mènent tous une double vie. Sportifs de haut niveau qui s'entraînent près de 20 heures par semaine, les hockeyeurs poursuivent des études supérieures ou universitaires. Rares sont les athlètes qui osent franchir le cap du professionnalisme à 100%. Convaincu par son talent et conseillé par son oncle Marc Coudron (président de l'ARBH), le prodige Tom Boon a relevé ce pari risqué de ne vivre que du hockey. « Je n'ai jamais regretté cette décision », souligne l'attaquant. « Le hockey représente toute ma vie. Je ne voulais pas me disperser et brûler trop d'énergie entre les cours et le sport. Grâce à ce choix, je suis ‘focus à 100 %’ sur ma mission sportive. »

 

Ce sportif moderne ne restera pas au service d'un même club toute sa carrière car, pétri de talent, il aspire à briller dans les plus grandes équipes. Tom Boon, 25 ans, est passé par le White Star, Uccle Sport, le Racing avant de filer aux Pays-Bas au sein du très réputé matricule de Bloemendaal. « J'ai toujours su que je jouerais un jour en 'Hoofdklasse'. »

Garçon réfléchi, l'Ucclois, tel un joueur d'échecs, cherche toujours à avoir un coup d'avance dans son jeu. Elle est révolue la période où une carrière se dessinait au coin d'un bar en fin de soirée. Le tireur de pc s'est fixé des objectifs bien précis. Très vite, il a réalisé que son seul talent ne le mènerait pas vers le sommet mondial. Grâce à l'ancien entraîneur fédéral Marc Lammers, Boon a corrigé certaines dérives en observant en outre une hygiène de vie irréprochable.
Il prend soin de son corps, travaillant à la fois l’endurance et la puissance. Vu l’évolution rapide des règles du jeu, dont la suppression du hors-jeu ou la self-pass, on doit maintenant faire face sur le terrain à des athlètes puissants et extrêmement endurants. « Le jeu est devenu si rapide que je dois être toujours plus explosif. Pouvoir gagner du terrain en quelques secondes, c’est grisant. »

L’athlète moderne ne s’encombre pas non plus de complexes. L’éternelle devise ‘L’important est de participer’ cède désormais la place à ‘The sky is the limit’. Tom Boon le reconnaît : il ressentirait comme un échec personnel de ne pas être sélectionné pour les matches de haut niveau de l'équipe nationale. « Mon rêve ? Une médaille aux Jeux olympiques de Rio. Je ferais tout pour l’avoir. »

Même en dehors du terrain, Tom Boon attire tous les regards. Après un match avec l'équipe nationale, il est littéralement assiégé par une horde d'enfants qui veulent immortaliser leur rencontre avec leur idole en obtenant un autographe ou en faisant une photo avec leur smartphone. Tom Boon doit incontestablement son talent de superstar à son jeu spectaculaire. « Je m’efforce à chaque fois de donner le meilleur de moi-même. Bien sûr, cela me fait plaisir de voir briller les yeux de ces enfants. »

Tom passe beaucoup de temps au volant de son Audi A1 aux couleurs du hockey

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Attaquant et tireur de pc, il possède toute la panoplie des coups qui font rêver. Sur le terrain, la balle colle à son stick comme un aimant au frigo. Il lit si bien le jeu que son positionnement s'avère exemplaire. Si, à l'époque, il tentait souvent de faire la différence tout seul, il a appris à jouer en équipe, ce qui amène des combinaisons extraordinaires à l'entrée du cercle.
Son mouvement biomécanique ne trahit pas la moindre faille. Un sleeper fragilise facilement son genou ou son épaule en raison de sa posture lors d'un penalty corner. Tom Boon est épargné par de tels tracas car son imposante musculature frôle la perfection. Il présente cette capacité de tirer avec une grande aisance dans toutes les zones du cercle même lorsqu'il est dos au but. « C'est ma spécialité. Quand j'entre dans le cercle, j'arme une frappe. »

Tom Boon reconnaît qu’il a fait son temps. Il sort son sac de sport du coffre de son Audi A1 aux couleurs du hockey. « Entre ma famille à Bruxelles, les entraînements à Boom et ma vie à Bloemendaal, je passe beaucoup de temps dans ma voiture. Elle est à l'image de mon jeu : puissante et agréable à regarder. »

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