Une étoile montante du golf belge, qui vise les Jeux olympiques de Rio : portrait de Chloé Leurquin
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Rendez-vous à Rio

# Rio #AudiQuattroCup

Objectif : qualification pour Rio

Nouvelle venue sur le circuit pro féminin, la jeune belge Chloé Leurquin grimpe avec assurance dans les classements. Avec un objectif spécifique pour 2016, se qualifier pour les jeux de Rio.

Audi quattro Cup

Impressions

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« Ça va être ma troisième année en professionnelle. Maintenant, je commence à connaître les parcours », se réjouit Chloé Leurquin. Étoile montante du golf féminin belge, la jeune Waterlootoise de 25 ans est pleine d’assurance. Volubile, elle a le regard franc et décidé. Au moment de notre rencontre dans son fief, le Waterloo Golf Club, les greens étaient encore couverts d’une fine pellicule de poudreuse blanche. Mais quelques jours plus tard, ce sera sur les doux vallonnements des antipodes que la jeune femme laissera parler son swing, en Nouvelle-Zélande où débute le Ladies European Tour. L’Europe du golf déborde un peu des frontières du continent pour aussi aller taper la balle en Australie, en Chine et aux Émirats.

« La nuit, avant le tournoi, je refais le parcours pour l’avoir bien en tête. En golf, il y a une grosse part de visualisation. C’est un sport où le mental est très important. Entre les coups, il y a de longs moments d’attente, où des tas de choses, généralement négatives, peuvent te passer par la tête. Il faut arriver à aller au-delà de cela pour continuer à jouer. »

Après une saison 2015 qui l’a vue terminer à la 56e place, Chloé ne s’est accordé que dix jours de break. L’entraînement d’hiver a été productif. « Je sens que mon swing a évolué, je me sens plus forte physiquement. J’ai pas mal travaillé mon putting (coups rapprochés) qui, la saison dernière, était mon point faible. » Son coach est content d’elle, il la sent plus dans le feeling, moins dans le mental. Son coach, c’est Arnaud Langenaeken, également entraîneur de l’équipe nationale féminine, qui avec Thierry Noteboom, son coach physique, forme une
équipe très soudée.


Elle a commencé le golf à 12 ans sur le practice de Louvain-la-Neuve avec son père. Le déclic a eu lieu après un stage d’été. « C’était la canicule et je n’ai pas arrêté de jouer. Après deux mois, j’avais pris la main et c’est à ce moment-là que j’ai décidé d’en faire mon sport, même si à l’époque, il n’y avait pas encore beaucoup de filles qui jouaient. À 13 ans, les juniors, et à 18, première sélection en équipe nationale mais elle ne se voyait toujours pas en faire une profession. « Je ne me trouvais pas assez bonne, c’est pour cela que j’ai décidé de faire des études d’ingénieur de gestion à l’UCL où le programme est adapté pour les sportifs de haut niveau. » Finalement en 2014, par ses résultats sur le circuit amateur, elle accède au tour pro. Et évidemment, elle ne regrette rien. « C’est vrai que j’adore voyager, même si le golf est hyper frustrant. Il y a de longs temps d’attente, puis il y a le coup parfait, ce moment magique qui compense tout le reste et fait que l’on revient. Le golf, c’est un des seuls sports où chaque coup est décisif. Et il y a des coups qui valent beaucoup d’argent. C’est pour cela que les tournois sont bien plus épuisants mentalement
que physiquement. »

Quand elle regarde en arrière, elle doit bien reconnaître qu’elle n’a pas eu une vie d’ado typique. À l’université, entre les entraînements et les études, pas beaucoup de place pour les sorties. « Il y a des filles qui arrêtent pour cela, mais c’est un choix de vie qui me plaît. Depuis que je suis passée pro, j’ai pris confiance en moi, je suis plus extravertie. Enfant déjà, je me battais sur chaque petit mètre. Cela n’a pas changé et j’ai l’assurance en plus. » Elle n’élude pas la question sur les différences entre les circuits masculin et féminin. Le prize money est beaucoup moins élevé. Les garçons peuvent gagner deux millions de dollars dans certains tournois. Chez les filles, cela ne dépasse jamais les 500 000. Au tournoi de Marrakech, hommes et femmes jouent ensemble. « C’est dommage que cela n’arrive pas plus souvent, cela attire du monde et cela crée une belle ambiance. » Mais entre filles, l’entente est bonne aussi. « J’ai un super groupe de copines. On était toutes rookies (débutantes) en même temps. Évidemment, j’espère jouer mieux qu’elles, mais si une autre gagne, je suis contente pour elle. »

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Belle et sportive, la combinaison lui plaît.

Certaines en jouent mais au final, ce sont les résultats qui parlent. Elle évoque Paige Spiranac, une jeune Américaine, star d’Instagram dont l’arrivée sur le circuit pro au tournoi de Dubaï a fait jaser, surtout au regard de ses piètres résultats. « Ça ne me dérange pas, cela fait partie du jeu et du marketing. Au tennis aussi, certaines joueuses soignent leur look. Tant que le côté sportif suit. » Sur sa page Facebook, elle reçoit presque autant de félicitations pour son physique que pour ses résultats. Peu importe, elle se concentre sur son jeu et elle pense à son objectif. Une qualifi cation pour les Jeux de Rio. Réponse en août en fonction de son classement. « J’aimerais gagner un tournoi cette année, j’ai ce qu’il faut pour y arriver. » Et puis Rio, c’est la ville où elle est née et a résidé jusqu’à ses 5 ans. Un signe, non ? //

 

 

Gilles Bechet (texte) et Wim Van Eesbeek (photos)

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L’Audi quattro Cup est le plus grand tournoi du monde pour golfeurs amateurs. En Belgique, le tour de qualifi cation comportera 15 rencontres. Lors de la grande fi nale nationale, le duo vainqueur remportera un billet pour la finale internationale, fin septembre à Barcelone.

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