L'Audi lunar quattro : un véhicule e-tron ultraléger qui constitue le point d’orgue de Mission to the Moon, la course à la lune
Menu Burger Open Icon Menu Burger Close Icon Home

Prochain arrêt : la lune

# MissiontotheMoon

l'Audi lunar quattro

L'Audi lunar quattro ne serait pas le premier véhicule lunaire. Mais il ne manquerait pas de faire sensation et serait une interprétation éblouissante de la devise d’Audi, ‘Vorsprung durch Technik’.

Audi : partenaire dans la conquête de la lune

« Le concept d'une mission vers la lune via des financements privés est fascinant. Les idées innovantes ont besoin d’être promues. » C’est par ces mots que Luca de Meo, ancien membre du directoire d’AUDI AG en charge des ventes et du marketing, a annoncé le partenariat avec l’une des équipes les plus innovantes d'ingénieurs : Part-Time Scientists. Son siège social est situé à Hellersdorf, dans l’agglomération berlinoise. Robert Böhme est directeur et fondateur du groupe. Son aventure a démarré en 2008... suite à un accident de voiture à 22 ans. Pour compenser la perte totale de sa voiture, il a touché 16 000 euros de l'assurance. D'autres se seraient offert un voyage autour du monde ou auraient simplement utilisé cette somme pour s’acheter une voiture neuve. Mais Böhme y a vu un capital de départ pour réaliser le projet qu’il avait en vue et a investi 10 000 $ dans le Google Lunar XPRIZE. 

Cet appel international a relancé la course à la lune. L’enjeu : 20 millions de dollars pour la première équipe qui envoie un robot privé sur la lune. Ce véhicule devra parcourir au moins 500 mètres à la surface de la lune et transmettre certaines données aux équipes restées sur terre. S’il exécute davantage de tâches, l'équipe gagnante peut remporter jusqu'à quelque 30 millions de dollars. La manière, le moment et les moyens utilisés pour atteindre cet objectif sont entièrement laissés à l’appréciation de chaque équipe. Logistique, financement... tout est à sa charge. Aucune aide de l'ESA ni de la NASA. Au départ, 34 équipes avaient relevés le gant, dont 18 se sont déjà retirées. La barre est, il est vrai, placée très haut, tant en termes d’exigences que de défis techniques et financiers. Outre nos passionnés de l'espace berlinois, deux équipes des USA, une du Japon et une d'Inde semblent les plus prometteuses. « Audi constitue pour nous un partenaire solide dont l’expertise en matière de technologie et de mobilité sera précieuse », raconte Böhme.

Construction ultralégère et transmission intégrale

La somme à gagner ne constitue pas la première priorité dans cette aventure. Tous les membres de l'équipe de Böhme collaborent bénévolement depuis des années. L’équipe, formée d’un noyau de 20 à 35 personnes, compte 70   membres : des passionnés d’aérospatiale, des physiciens et des mathématiciens, dont Jack Crenshaw, un vétéran aguerri de la NASA. Ce programmeur de 80 ans a jadis calculé les trajectoires des missions Apollo. Les membres de l'équipe partagent tous un même rêve : envoyer deux véhicules de 90 x 70 cm dans l’espace et les faire atterrir sur la lune pour l’explorer. Le groupe de travail Audi qui soutient les Part-Time Scientists se compose de collaborateurs aux spécialisations très diverses. 

Les uns sont experts en structures ultralégères, les autres feront valoir leurs connaissances en matière de transmission intégrale permanente ou de transmission électrique e-tron. « Une Audi classique est déjà extrêmement efficiente. Le véhicule lunaire doit l’être encore plus. Comme une Audi, le robot sera propulsé par quatre roues motrices. Mais le sol lunaire très fin, presque poudreux demande une solution adaptée », explique Michael Schöffmann, responsable du développement de la transmission chez Audi. Qui plus est, du fait des températures lunaires variant de -180°C à +120°C et du rayonnement intense, il est absolument indispensable d'utiliser de l'aluminium et du magnésium spécialement conçus pour l’aérospatiale.

moon8-480

Audi lunar quattro

Un panneau solaire réglable capte la lumière du soleil et la dirige vers une batterie lithium-ion qui alimente 4 moteurs électriques au niveau des roues. Sa vitesse de croisière est de 3,6 kilomètres/heure, mais sur la surface irrégulière de la lune, les capacités off-road et d’orientation sont prioritaires. À l'avant, trois caméras : deux caméras stéréoscopiques et une scientifique, qui examine les matériaux.

moon2-234

Design et technologie : les clés du succès

Un équilibre parfait entre design et technologie est nécessaire pour préparer et protéger l’Audi lunar quattro. « En fin de compte, vous avez besoin des mêmes spécifications qu’une Audi classique, mais en plus poussé : efficience, légèreté de la construction, transmission e-tron et un moteur optimal pour tous les terrains », confie Jorge Diez, responsable d'Audi Concept Automotive Design, pour résumer les exigences. Cela dit, le poids revêt une importance capitale dans la mission lunaire. Quelques grammes de différence peuvent générer des économies substantielles sur l'ensemble du projet. Aussi Audi et les Part-Time Scientists collaborent-ils avec passion afin de profiter au mieux de l’expertise de l’entreprise en matière de constructions ultralégères.

Chaque mission est une aventure

Il n'y a pas de problèmes, il n’y a que des défis. Les collègues de Böhme le décrivent comme un « infatigable optimiste qui anime l'équipe ». Il est le capitaine de cet équipage hors du commun et très diversifié. Au monde extérieur, il assure qu'il n'est pas à la tête d'un groupe de déséquilibrés, mais d'une équipe d'experts qui a de grandes chances d'envoyer sur la lune une fusée contenant un véhicule lunaire. Parmi eux, Karsten Becker. Comme les autres membres de l'équipe, il investit son temps libre dans cette mission depuis plusieurs années. « L’aérospatiale est fascinante par son caractère unique, je trouve. Chaque mission est une aventure », affirme Becker, ingénieur-électronicien de l'équipe, chargé du développement de la connexion avec le véhicule lunaire.

La possibilité d’actionner le robot sur la lune dépendra entièrement de Becker. Un signal met trois secondes pour faire l’aller-retour de la lune à la terre. Encore un détail technique. En avril de l’année dernière, les Part-Time Scientists ont franchi une étape qui leur a rapporté 750 000 dollars offerts par la Google Lunar XPRIZE Foundation. « Pour nous, c’est une question d’ingénierie de pointe, pas d'argent. Nous sommes tous d’accord sur ce point, je pense », assure Becker. Rien que le lancement d'une fusée qui emmènerait le véhicule sur la lune, toutes assurances comprises, coûte environ 24 millions d'euros. Il faudra donc jouer sur la comptabilité pour arriver à l'équilibre. Et encore, c'est le scénario le plus optimiste.

moon7fr-480

Mise au point du véhicule lunaire


Google Lunar XPRIZE

La Fondation XPRIZE ne vise qu’un seul but : créer un monde meilleur. Depuis sa fondation par Peter Diamandis en 1995, cette association sans but lucratif soutient la recherche technologique et scientifique. La philosophie de XPRIZE repose fondamentalement sur la confiance en la force de l’esprit de compétition. Cet esprit pousse à chaque fois à donner le meilleur de soi. Depuis son lancement en 2007, le Google lunar XPRIZE vise deux objectifs : ouvrir la voie aux vols spatiaux abordables et constituer une source d'inspiration pour la génération suivante de scientifiques, d’ingénieurs et de pionniers de l'espace.

Pour en savoir plus :

Le chemin à parcourir jusqu’à la lune reste long. À bien des égards. Les Part-Time Scientists et Audi unissent leurs forces. Envie de suivre l’avancement du projet, de voir quelles étapes ont été franchies et de lire des tas d’anecdotes passionnantes à propos de la mission ?  

Mission to the Moon

Audi Magazine Spotify-Playlist Mission to the moon

Retrouvez la liste de lecture Spotify en suivant ce lien. Pour écouter la playlist, vous devez d’abord créer un profil d’utilisateur (gratuit). Mais cela vaut la peine !

Aucun contenu lié n'a été trouvé.